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Bonjour,

Aujourd'hui, en ce dernier jour de mars, je vous présente une interview de Pierre DUVAL, auteur de Périple en Terres d'Ajna aux éditions Valentina, une lecture lors du cadre d'un SP. Je remercie Mr Duval qui a eu la gentillesse de répondre positivement à ma demande et j'espère le croiser un jour lors d'un salon du livre.... 

A présent, place aux questions mais surtout aux réponses :

1 – Pourriez vous présenter en quelques mots afin de faire un peu plus ample connaissance ? Et, pourquoi ne pas vous décrire en 3 mots en développant un peu ?

Je suis né en 1981, marié et père d’une petite fille. Je suis Vosgien d’origine et Auvergnat d’adoption après avoir passé quelques années à Brest et dans le Lot-et-Garonne.

Je suis quelqu’un d’assez simple dans la vie, et après une reconversion professionnelle je suis aujourd’hui cuisinier dans les restaurants universitaires de Clermont Ferrand.

Pour me décrire en 3 mots :

Cartésien => je suis un indécrottable cartésien dans la vie réelle, je réserve la fiction et le côté créatif et imaginatif de l’existence pour l’écriture

Réservé => il me faut un peu de temps avant de me sentir tout à fait à l’aise dans mes relations sociales et pour m’exprimer tel que je suis

Bon camarade => l’amitié est une des valeurs les plus importantes à mes yeux. J’adore me retrouver entre amis, passer du bon temps avec eux et savoir que je peux compter sur un cercle d’amis précieux, indéfectibles et d’une grande qualité

2 – Avez-vous été inspiré par un auteur pour vous mettre à l’écriture ?

L’auteur qui m’a vraiment donné l’envie d’écrire est Stephen King. Il y a une telle richesse, une telle diversité et une telle abondance dans son univers littéraire qu’il m’a toujours fasciné. Sans compter sa facilité apparente pour écrire et sa production tout simplement hors norme, que ce soit en qualité et en quantité. C’est sans conteste l’auteur que j’ai le plus lu et relu dans mon adolescence.

Dans le même genre d’auteur qui me fascine pour sa plume généreuse et prolixe, et ayant su créer son propre univers, il y aussi Jimmy Guieu qui a produit un très grand nombre de romans d’anticipation et de science-fiction.

Ensuite, évidemment, dans mon genre de prédilection qu’est la fantasy, impossible de ne pas citer Tolkien. J’ai lu Bilbo le Hobbit au collège grâce à un prof extra, et j’ai enchaîné avec l’incontournable Seigneur des Anneaux (en version intégrale avec ses appendices ! J) et le Simarillion.

Pour finir, j’aimerais aussi citer le plus récent John Lang pour sa série Le Donjon de Naheulbeuk qui a apporté un vrai coup de fraîcheur dans la fantasy en reprenant avec génie les codes du genre pour mieux les détourner sans jamais les corrompre.

3 – Si vous deviez être un personnage (célèbre ou fictif), qui aimeriez-vous être ?

Pour la fiction, un personnage secondaire. Je les trouve souvent plus attachants et ce sont eux qui apportent de la profondeur au héros et à l’histoire. Pour la vie réelle, un personnage historique ou un inventeur, mais aucun nom ne me vient spontanément à l’esprit.

4 – Si vous deviez vous réincarner en animal, pour lequel opteriez-vous ?

Un oiseau, pour connaître l’ivresse et la sensation du vol.

5 – Quelle a été votre réaction lorsque vous avez appris que vous alliez être édité pour la première fois ?

Beaucoup d’enthousiasme, très très très heureux et un peu de fierté. La sortie du livre a aussi été l’occasion de faire découvrir à ma famille et à mes proches ce passe-temps que seule mon épouse me connaissait mais à qui je n’avais encore jamais fait lire un de mes textes. Savoir qu’un éditeur considérait que mon manuscrit était suffisamment intéressant pour tenter une publication m’a permis de me sentir plus crédible. Sans exagération, je peux dire que la sortie du roman fait partie d’un de mes meilleurs moments.

6 – Comme vous est venue cette idée de Périple en Terre d’Ajna ? Comment avez-vous été inspiré pour créer ce monde et surtout les créatures qui le peuplent ? Tout est tiré de votre imagination ou y a-t-il une inspiration venant de légendes ou autres ?

Le roman s’est un peu écrit de lui-même au fil du temps, surtout pour les premiers chapitres. Lorsque j’ai commencé à écrire Périple en Terres d’Ajna je ne savais pas encore très bien où je voulais aller. J’avais juste envie d’écrire un roman jusqu’au bout, après avoir écrit plusieurs nouvelles et gribouillé plusieurs débuts, esquisses, ébauches de roman. Je n’avais comme seul départ que ce scénario : « le personnage principal trouve par hasard un objet mystérieux ». Ce n’est que plus tard que cet objet est devenu ce qu’il est dans le roman et que la trame s’est mise en place.

 En revanche j’avais une vision plus aboutie du monde que je voulais créer et dans lequel je souhaitais faire évoluer mes personnages. L’idée première était de construire un monde autour d’un village peuplé de personnages récurrents sur lesquels je pourrais écrire plusieurs intrigues, une sorte de saga à la sauce Astérix mais en version roman.

Ca se sent d’ailleurs à la lecture, les premiers chapitres ont un rythme plus lent que les derniers (et encore, le 1er chapitre a connu plusieurs cures d’amaigrissement sévères !) et l’action se met en place  très progressivement.

Ensuite, au fil de l’écriture, les idées se sont précisées, affinées et les protagonistes m’ont très largement échappé. Il n’était pas question au départ qu’ils quittent le Pays de Vô mais ils n’en ont fait qu’à leur tête et sont partis vivre leurs propres aventures et rencontrer des peuples imprévus, élargissant d’autant la géographie et la mythologie des Terres d’Ajna.

Sinon, la source d’inspiration évidente est la littérature de Tolkien même s’il y a aussi toutes sortes d’influences d’origines diverses. Pour tenter un parallèle, les Mojiks seraient mes Hobbits et les Pildùs mes Ents. Le Yaouvi en revanche est plus inspiré pour ce qui est de son tempérament de Ote, le bafou-bafouilleux de la Tour sombre (Stephen King). Les deux soleils évoquent aussi Tatooine, la planète de Luke Skywalker dans Star Wars. Le reste de la faune, de la flore et de la gastronomie un peu exotiques sont le fruit de mon imagination.

7 – J’ai remarqué que les prénoms des mojiks se terminent tous par la même consonance, une raison à cela ?

Cela fait partie de la mythologie que j’ai voulu créer pour les Terres d’Ajna. Comme certains prénoms en France par exemple peuvent être caractéristiques d’une région, les Mojiks ont tous des noms construits à partir d’un suffixe identique.

C’était toutefois plus marqué (pire ?) dans la 1ère version du roman, tous les prénoms  avaient une consonance en –ick. Mon éditeur m’a fait remarquer à juste titre que cela pouvait nuire à la compréhension, c’est pourquoi j’ai introduit d’autres suffixes en fonction de l’âge ou du sexe (–ock, –ack, –eck…). C’est le même principe d’ailleurs avec les différentes ethnies Pildùs ou avec les Vahklavs.

8 – J’ai remarqué la présence d’un sous-titre, aura-t-on droit à une suite ?

Le sous-titre vient aussi d’une suggestion de l’éditeur, pour donner plus de corps au roman. Une suite n’est pas à l’ordre du jour actuellement mais il n’est pas impossible que l’envie me reprenne de retourner en Terres d’Ajna. Il y a encore bien des lieux à explorer, bien des personnages à rencontrer et bien d’autres aventures à y vivre.

9 – Etes vous sur d’autres projets d’écriture ? Dans le même genre littéraire ?

J’ai sous le coude un recueil d’une quinzaine de nouvelles courtes dans un registre fantastique. Une première nouvelle intitulée Souvenir de vacances vient d’ailleurs d’être publiée aux Editions La plume et le parchemin.

Sinon j’ai en effet un second manuscrit de fantasy sur le feu, plus traditionnel avec des créatures spécifiques au genre (nains, elfes, magiciens, orcs, trolls, gobelins,…). J’en ai couché à l’écrit 2 bons tiers, dont le 1er consolidé par relecture et bêta-lecture. Je l’ai un petit peu mis de côté ces derniers mois pour diverses raisons mais j’espère pouvoir y apporter le point final d’ici cet été pour une soumission auprès de maisons d’édition au plus tard à la rentrée de septembre.

Contrairement à Périple en Terres d’Ajna je ne suis pas parti d’une feuille blanche pour ce  second roman. J’avais une trame plus étoffée. Je savais tout au moins d’où je partais et où je voulais arriver, avec les principales étapes et le noyau dur des personnages. Cela ne les a pas pour autant empêché de dévier du chemin tracé pour vivre des aventures additionnelles et faire des rencontres imprévues. Mes personnages ont souvent tendance à n’en faire qu’à leur tête ! Les critiques sur Périple en Terres d’Ajna m’ont aussi beaucoup aidé pour éviter certaines erreurs et tenter d’améliorer ce second récit.

10 – Auriez-vous un conseil ou un encouragement aux futures plumes désirant se lancer dans  l’aventure de l’écriture ?

Ce n’est pas forcément évident de donner des conseils généraux car tout le monde ne fonctionne pas de la même façon. Pour ce qui me concerne je ne suis pas un auteur prolixe, je suis un laborieux. Sauf exception je ne sais pas procéder par de longues sessions d’écriture, j’écris peu de pages à la fois et je reviens souvent dessus pour peaufiner, raboter, ciseler, raffiner mon texte. C’est aussi ce que j’aime dans ce loisir qu’est l’écriture.

Un conseil principal : lire (beaucoup) et écrire (régulièrement). Ne pas hésiter non plus à se lire et à se relire encore, à trancher dans son récit si cela lui est bénéfique, même si des paragraphes, voire des pages, ont demandé du temps pour les écrire. Il faut tant que possible essayer de se mettre à la place du lecteur.

Ensuite, pour ceux qui désireraient tenter l’aventure de l’édition, je conseillerai simplement de bien cibler les maisons auxquelles vous allez soumettre votre manuscrit (vérifiez notamment qu’il rentre dans la ligne éditoriale) et méfiez-vous des maisons à compte d’auteur qui vous demande une contrepartie financière la plupart du temps tout à fait déconnectée du réel. Une réponse positive trop rapide est elle aussi souvent suspecte.

11 – La parole est à vous… Merci

Je crois que j’ai été suffisamment bavard, je ne voudrais pas décourager les derniers lecteurs à avoir eu la patience d’arriver jusqu’ici :)

Merci à eux de m’avoir lu, et merci à vous pour votre enthousiasme et pour la visibilité que vous avez eu l’amabilité de m’offrir via votre site, votre chronique sur le roman et cet entretien.

Bonnes lectures à toutes et à tous, et à bientôt peut-être en Terres d’Ajna… ou ailleurs !

 

Cette interview est terminée. Si vous désirez retrouver Pierre DUVAL, son profil FB est ICI

Vous pouvez retrouver son oeuvre Périple en Terres d'Ajna aux Editions Valentina ICI

Encore merci à cet auteur de sa gentillesse et au très grand plaisir de pouvoir le lire une nouvelle fois !