TITRE : Meutres à Château-Arnoux
Tome 1 – Automne sanglant
AUTEUR : Gilles Milo-Vacéri
EDITIONS : Nelson District

Résumé

Un automne sanglant s'abat sur la commune provençale de Château-Arnoux: deux morts sont retrouvés dans la mairie, alors que des tableaux ont disparu.Devant des indices troublants, la Section de Recherches réclame des renforts et Paris missionne Enzo Battista, commandant de l'O.C.B.C. et spécialiste des oeuvres d'art, pour éclaircir cette sombre affaire.

Mon avis

Je remercie Gilles de m’avoir contacté afin de m’avertir de sa nouvelle sortie littéraire et qui m’a dirigé vers sa maison d’éditions pour un Service Presse. Je remercie également les Editions Nelson District pour leur confiance. Petit clin d’œil à cette maison d’éditions qui publie des auteurs provençaux. Moi la provençale, j’aime !

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé la plume de Gilles qui a su m’envoûter par quatre fois déjà ! Cette fois-ci, le récit est un policier… J’avoue ne pas être fan du genre, mais une nouvelle fois, l’auteur a su éveillé ma curiosité en laissant des indices et en nous positionnant, nous lecteurs, dans la même situation que nos héros : Marania Le Goff, arrivée de Polynésie, et Enzo Battista, l’as des as de l’OCBC. Le prologue m’a tout de suite séduite : des œuvres d’art volées par des nazis dont certaines ont pu être sauvé par une conservatrice de musée ! Puis vient le meurtre à Château-Arnoux, à notre époque, ainsi qu’un vol de toiles !! On sent de suite la complexité de l’affaire…

Les personnages. Je n’ai eu d’yeux que pour Enzo, je l’avoue. Ce type à la fois nonchalant et sérieux, mystérieux et dangereux, est un plaisir à découvrir… mais l’auteur sait nous faire languir. La touche et le charme féminin est apporté par Marania, lieutenant, qui effectue auprès d’Enzo un stage afin d’avoir un poste de commandant en second en Polynésie. Cette jeune femme est vive, belle, intelligente et surtout elle a su dès le départ cerner son patron. Elle ne le juge pas, au contraire, elle devient rapidement sa complice fidèle ! A côté de ces deux pointures, on remarque la présence d’un troisième larron : Cyrille qui prend de l’importance au fur et à mesure du récit. Enfin, un personnage parait en savoir plus sur Enzo et son passé : Florent qui d’ailleurs est à l’origine de la venue d’Enzo à Château-Arnoux.

L’auteur a toujours ce sens du détail précis au millimètre. Rien n’est laissé au hasard ! J’ai retrouvé plus de dialogues que d’ordinaire (dans les autres œuvres que j’ai lu) et aussi un peu moins d’actions : en même temps il s’agit d’une enquête !

Comme je l’ai dit, je ne suis pas branchée « policier » mais comme d’habitude Gilles a su me faire changer d’avis ! En même temps, il était tout bonnement impossible de laisser passer le dernier né de cet auteur qui est MA découverte de 2014 ! Evidement, j’enrage de ne pas savoir la suite : encore une preuve du sadisme de l'auteur qui s'est amusé à faire 2 tomes en format numérique (mais où va-t-on ?). Même si après mes 4 superbes, magnifiques et inoubliables lectures, j’ai ma préférence…pour les autres romans (qui ne sont pas des policiers), Meurtres à Château-Arnoux sera dans mon peleton de tête des lectures 2015.

Je suis embêtante, je sais, … Pourtant, je VEUX la suite !!! le récit est accrocheur et le mystère reste complet. Il y a de l’humour. La plume est superbe… Bref un nouveau coup de maître !

Extrait
« A cet instant, un gendarme en uniforme arriva en courant.
- Désolé, Mon Capitaine, mais la 308 a refusé de démarrer alors j’ai pris la 407, c’était la dernière de disponible.
Florent récupéra les papiers et les clés des mains de son subalterne et les remit aussitôt à Enzo.
- La 407 spéciale ? J’espère que nous n’en aurons pas besoin de notre côté. Merci d’avoir fait au mieux. Je repars au bureau alors je vous ramène, attendez-moi dehors.
L’homme en uniforme salua brièvement et regagna la sortie. Enzo ne put empêcher de plaisanter.
- Une 407 spéciale ? C’est la caisse de James Bond ou quoi ?
Florent éclata de rire.
- Presque ! Mais j’ai fait retirer les missiles. Non, sans blague, c’est une voiture normale mais le moteur est gonflé à bloc. Tu pourrais rattraper une Porsche avec celle-ci ! Par contre, avec les petites routes par ici, tu ne risques pas de la pousser à fond. Heu… Déconne pas, Enzo, cette caisse, j’ai eu du mal à la faire passer dans le budget de la SR alors surtout, tu ne me l’abîmes pas. Même pas une éraflure ! »

Meurtres à château Arnous, T1

 

EN PARTENARIAT AVEC

nelson district