TITRE : La fiancée du Tsar
AUTEUR : Marie LAURENT
EDITIONS : Sharon Kena

Résumé

Saint-Pétersbourg, 1825. La princesse Irina Apraxine, jeune fille gâtée et prétentieuse, se prend de passion pour le tsar Alexandre Ier. Mais ce dernier, époux fidèle et souverain mystique, repousse ses avances. Qu'à cela ne tienne ! Elle le suit jusqu'à Taganrog en Russie méridionale, où il meurt inopinément. Irina refuse de croire à cette disparition et entame un long périple pour le retrouver, entraînant à sa suite Anatole, un jeune soldat éperdument amoureux. Entre un idéal inaccessible et un homme de chair et de sang, qui choisira-t-elle ?

Mon avis

Je remercie une nouvelle fois les éditions Sharon Kena pour ce SP reçu grâce au Lucky Day. Je suis ravie de connaître cette maison d’éditions et d’autant plus son sérieux envers les bloggeurs.

Lorsque j’ai postulé pour ce livre, j’avoue que j’ai à peine jeté un œil au résumé. Pourquoi ? Car dans le titre il y avait le mot « Tsar » ! Je suis une passionnée d’histoire mais pas seulement d’histoire de la France. Après mon pays, j’aime l’Histoire du Royaume-Uni, de l’Autriche et… de la Russie. Du coup, quel plaisir de me retrouver dans la Russie du XIXème !

La fiancée du Tsar est une romance certes mais aussi un récit d’aventure. Qui aurait cru qu’Irina Ivanovna Apraxina, princesse, puisse traverser la Russie pour rejoindre celui dont elle est amoureuse ? Elle sera escortée contre toute attente par Anatole Potemkine, jeune soldat, de très petite noblesse. Irina est une anti-héroïne au départ. On se plait à la détester. Elle est imbue d’elle-même, méprisante avec ceux qu’elle considère comme ses inférieurs, et surtout pense que tout lui est dû. Elle est capable d’embobiner n’importe qui et invente de sacrées histoires. Par contre, je dois avouer que sa persévérance est un bel atout. Sa jeunesse peut expliquer ses défauts mais elle va vite apprendre. Anatole quant à lui est si naïf par moment que ça en est agaçant. A côté de ça, il est dévoué, courageux et fidèle.
Le récit sous forme de romance aventureuse est dans un contexte historique véridique. L’auteur s’est certes permis quelques libertés afin de coller avec son intrigue (comme elle-même l’explique) mais le fond est là. Résultat, j’avais l’impression d’être aux côtés d’Irina et d’Anatole. Et j’ai même eu le reflexe de faire quelques recherches sur le tsar Alexandre 1er.
Même si parfois j’ai eu la sensation que le récit allait vite, il ne manque rien. L’auteur, de par sa plume, a su faire avancer son personnage. D’ailleurs, ce texte est écrit à la première personne. On sent l’évolution de la narratrice, Irina. Elle devient plus mature, plus ouverte d’esprit et s’aperçoit de ses erreurs.

Dans La Fiancée du Tsar, j’ai découvert une jolie plume, agréable, sachant habillement mêler la romance, l’Histoire, l’aventure, et des personnages divers parfois attachants, parfois trop « passifs », ou méprisants. J’ai apprécié cette lecture et j’aurais aimé connaître la suite de cette aventure… on ne sait jamais !

Extrait :
« Michel revint avec de bonnes nouvelles. Le Tsar acceptait de s’entretenir avec ma modeste personne.
- Alexandre se rend demain à Pavlovsk. Il propose de te rencontrer à mi-chemin.
- Nous ne serons pas seuls, fis-je, consternée. Il y aura du monde autour de lui : sa suite, ses aides de camp, ses officiers.
- Tu es trop exigeante, sœurette. Le tsar a d’autres chats à fouetter qu’écouter les élucubrations d’une gamine. C’est à prendre ou à laisser.
J’inventerais une fable pour éloigner les importuns, n’importe laquelle. « Irina, vous êtes douée pour inventer des histoires », me disait mademoiselle Dupin.
- Je prends. Etait-il surpris de ma requête ?
- Pas particulièrement, il lui arrive chaque jour des dizaines de sollicitations de ce genre. Le fait que tu sois ma sœur et qu’il m’apprécie te donne la préséance. Promets-moi d’observer une conduite digne et de ne pas parler de cette entrevue à notre père. »

 

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