TITRE : Phoenix
Tome 1 à 6
AUTEUR : Emma Loiseau
EDITIONS : Nisha Editions

Résumé

Éva vit à Moscou avec son père, Bruno de Browie qui dirige la Tcherninka Corp., entreprise spécialisée dans la recherche de pointe en haute technologie.

Elle s’apprête à fêter ses 24 ans avec sa meilleure amie, lorsqu’elle est kidnappée par un inconnu aux yeux bleu-gris.

Qui est-il ? Et Luc, cet homme si séduisant que lui a présenté son père, est-il amoureux, ou bien se sert-il de la jeune fille pour atteindre un but plus inavouable ?

Éva ne peut ignorer l’attraction que l’inconnu aux prunelles magiques exerce sur elle.

Pourtant elle est sa proie… et elle ignore pourquoi.

Mon avis

Inutile de diverger, j’ai pris un très grand plaisir à lire ces six épisodes que forme cet ouvrage. Voilà c’est dit ! Emma Loiseau m’a embarqué dans ce roman sexy avec :

1 – des personnages extras, attachants, intrigants et même pour certains que j’ai pris plaisir à détester.
2 – une intrigue dont la fin me laisse sur le c… hum les fesses.
3 – j’ai trouvé vraiment original de mélanger la chick-lit (le personnage d’Éva), la romance hot (chaud bouillant le Phoenix, quand il veut je laisse ma fenêtre ouverte) et le suspens digne d’une enquête policière ou d'un roman d'espionnage.

Les personnages sont très bien construits, ils se dévoilent au fur et à mesure. J’ai beaucoup aimé le caractère impulsif d’Eva, le mystère qui entoure Le Phoenix (non je ne dirais rien sur lui, sinon quel intérêt pour vous de lire cette perle), la possessivité de Luc (d’ailleurs je n’arrive pas à ne pas l’aimer celui-là), et le désir de protection de Bruno de Browie, le père d’Eva. J’ai été surprise une paire de fois par les retournements de situations au point que je me suis demandée qui est le gentil, qui est le méchant mais le gentil n’est-il pas le méchant et vice versa ?!

J’ai beaucoup apprécié la plume de l’auteur. Elle sait manier l’humour tout aussi bien que les descriptions et les retranscriptions de sensations des personnages. Les parties de jambes en l’air entre Eva et Phoenix sont mémorables tout de même ! A côté de ça, j’ai tremblé lors de situations dangereuses, les jeux du chat et de la souris entre Phoenix et Luc, les enlèvements ou lors de la narration de certains souvenirs que les deux hommes ont en commun. Les hommes de ce récit sont tellement mystérieux que je me demande comment Eva arrive à si bien le supporter. Quoique son charmant caractère l’a certainement bien aidé à mener l’enquête !

Petit bémol sur cet ouvrage, j’ai malheureusement relevé certaines fautes dans le texte mais ça ne m’a pas empêché d’apprécier le récit et m’y plonger. Enfin, un petit mot sur les couvertures. J'aime bien le concept de seulement changer la couleur du titre au fil des épisodes, puis j'avoue que le personnage masculin est canon et je vois bien le Phoenix !

Bref, Phoenix est une bouffée d’oxygène. J’ai adoré cette lecture mêlant romance, suspense et action qui me donne envie d’en découvrir plus : et sur Emma Loiseau, et sur les éditions Nisha qui proposent pas mal d’ouvrages de ce genre. Genre que je ne lis que très peu d’ailleurs mais je ne vais pas tarder à y remédier… Lancez-vous !

Extrait :
Un froid immense s’empare de moi. Je suis dans une situation désespérée : je ne peux pas m’enfuir, je ne peux pas me cacher. Si ces instants sont mes derniers, et que pour une raison inconnue un taré a décidé de mettre fin à mes jours, je ne perdrais pas ma dignité. Hors de question de mourir recroquevillée sur moi-même dans la boue ; je ne paniquerai pas.
- Laissez-moi me relever, lui lancé-je.
Et je me redresse, sans le quitter des yeux, je me mets debout et improvise une position d’attaque comme si je m’apprêtais à combattre avec lui au poing. Les yeux magiques s’écarquillent légèrement et à nouveau le rire sarcastique éclate.
- Je suis ravie que vous saisissiez le comique de la situation. Mais si vous êtes un homme, vous lâcherez ce flingue et vous viendrez vous battre.
Les sourcils fins forment deux accents circonflexes. Je sens qu’il hésite. Un instant le canon du revolver baisse de quelques centimètres, puis un éclair de résolution passe dans les prunelles et il relève l’arme. Le temps reste ainsi suspendu quelques secondes. Et finalement, alors que je m’apprêtais à sentir un balle trouer ma peau, l’homme range son arme, abandonne la moto et fait quelques pas dans ma direction.

PHOENIX