TITRE : Pas toujours sur le droit chemin
AUTEUR : Rachel BERTHELOT
EDITIONS : Sharon Kena

Résumé

Cassandra Chemin, c’est elle. « Cassy » pour les intimes. « Sissi » pour les suicidaires.
À peine sortie de l’école, cette jeune diplômée se fait embaucher par une grande boîte de communication Parisienne : Creativ’Things. Et comme si ce n’était pas assez, on la propulse directement Manager !
Sauf que quand on doit diriger deux services, l’un géré par un coléreux et l’autre par un profiteur, les choses peuvent rapidement prendre une tournure inattendue...
Ce livre est à déguster avec du thé et un pot de crème glacée !

Mon avis

Je remercie vivement les Editions Sharon Kena qui proposent lors de leur Lucky Day des ouvrages très sympathiques. Une nouvelle fois, j’ai fait une jolie découverte d’autant plus que j’avais hâte de faire connaissance avec la plume de Rachel Berthelot.

Pas toujours sur le droit chemin est une histoire simple, une histoire de tous les jours et de Monsieur et Madame Tout le monde. Pas de chichi, pas d’extravagance, pas de fantastique, on se laisse porter par l’histoire, on sourit, on frissonne et on désire que les personnages arrivent à avoir leur happy end. Et ça fait un bien fou de lire ce genre de texte !

On débute la lecture par ce petit mot de l’auteur :
« Le roman que vous tenez entre vos mains a été une bouffée d’oxygène pour moi. Personne n’est parfait : nous avons tous quelque chose que nous n’aimons pas chez nous. Cassandra est une héroïne pas comme les autres parce qu’elle s’assume, telle qu’elle est… »
En quelques mots, l’auteur nous dit tout de cet ouvrage. Oui, c’est une bouffée d’oxygène. Oui ! on se retrouve tous un peu dans Cassandra ou dans les autres. Car ce livre pourrait presque ressembler à un témoignage d’une période de la vie de n’importe quelle jeune femme qui, après avoir terminé ses études, trouve un boulot où elle va devoir affronter des collègues pas toujours sympas voire sexistes, jaloux (une petite jeune a le poste en chef et en plus elle n’est pas golée comme un mannequin) et faire ses preuves. Ajoutons à cela une romance totalement inattendue, et vous avez le résumé de ce roman !

Les personnages sont bien conçus et attachants. Cassandra a un caractère piquant, elle est drôle (les petites piques de sa conscience sont terribles et même blessantes) mais aussi sensible. Anthony Tellier, sous ses airs d’ours aigri, est un homme sérieux, papa célibataire d’une adorable fillette au doux nom d’Amélie, et dont la vie n’a pas fait de cadeau. Ensuite, viennent Alexis (j’adore ce mec, à quand un livre sur lui ?), Sylvain (je n’ai jamais pu le sentir lui), ou encore Andy (la meilleure amie de Cassy qui m’a beaucoup surprise à la fin).

La plume de Rachel a la facilité déconcertante de nous embarquer dans ce texte comme si on était témoin de cette histoire ! C’est fluide, précis, travaillé et amusant à la fois, un régal pour les yeux ! J’ai passé un très agréable moment et je pense me laisser tenter par un autre ouvrage de cet auteur. Il ne reste plus qu’à choisir lequel… mais ça c’est une autre histoire.

Extrait :
Je ne suis pas de ces filles qui se trouvent jolies. Personnellement, quand je regarde dans mon miroir, c’est généralement pour ne pas me crever l’œil avec mon crayon – et je dis ça parce que j’en sui parfaitement capable. Oui, je me maquille souvent en dormant encore à moitié. Je ne dis pas que j’évite mon reflet, puisque de toute façon il s’impose à moi très naturellement, mais simplement que je ne passe pas des heures à me contempler façon Narcisse… D’ailleurs, quand je croise certaines de mes consœurs, je me dis que l’Histoire a dû masculiniser Narcissa. Devant une vitrine, dans le rétroviseur ou le miroir de poche qui est « l’accessoire indispensable » du sac à main ; je me demande comment il est possible de passer autant de temps à s’admirer !
Tu dis ça parce que t’es grosse.
Ah, j’oubliais. Je vous présente ma conscience, une sorte de Jiminy Cricket qui n’me lâche pas d’une semelle et qui a « un peu » tendance à me taper sur le système. Et que les choses soient claires, je en suis pas grosse, seulement bien en chair.
Mouais.

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