TITRE : Les enfants d’Eden
AUTEUR : Chris BECKETT
EDITIONS : Presses de la Cité

Résumé

La race humaine s'est étendue sur Eden, la planète sans lumière : après s'être affrontés, les partisans de John ont fini par traverser Monde-Étang tandis que ceux de David occupent le continent originel. Parallèlement, certains groupes se sont écartés des combats pour former de nouvelles petites communautés sur des îles paisibles. Parmi eux, une jeune fille, Étoile, décide de rejoindre le continent. Là, elle découvre avec émerveillement une culture bien plus avancée que la sienne, mais tombe aussi amoureuse du descendant de John Lampionrouge, Pierreverte, qui souhaite l'épouser et lui offre l'anneau d'Angela, la « Mère d'Eden ». Un anneau extrêmement convoité. Étoile n'a aucune idée des ennemis qu'elle va se faire en l'acceptant, et ne peut encore moins imaginer que viendra un temps où elle devra choisir entre tuer ou mourir...

Mon avis

J’ai reçu Les enfants d’Eden lors d’une masse critique de Babelio. J’avais repéré ce roman avant sa sortie. Le résumé m’intriguait beaucoup. Par contre, ce que je n’avais pas remarqué et autant pour moi, c’est qu’il s’agit d’un second tome : le premier s’intitulant Dark Eden. Du coup, il m’a été un peu difficile d’entrer dans le récit même s’il se déroule longtemps après le premier tome.

Dans un lointain passé, un vaisseau terrien a atterri sur une planète, Eden, et est reparti en laissant un homme et une femme. Plusieurs générations plus tard, leurs descendants peuplent toujours cette nouvelle terre et sont même partis explorer d’autres lieux. Etoile est une jeune femme vivant sur une petite île paisible mais rêve d’aventures. Avec quelques compagnons, elle part dans une cité et y rencontre Pierreverte qui lui propose de l’accompagner sur ses terres, ce qu’elle accepte. En s’unissant au jeune homme, elle se verra remettre l’anneau de Gela, tant convoité, et deviendra la Mère d’Eden. Mais les conflits et le pouvoir leur attireront bien des ennemis…

Dans ce texte, l’auteur met en avant l’égoïsme de l’homme. Il reproduit ce que ses ancêtres ont fait sur Terre sans même le savoir. D’un côté, il y a les puissants, d’un autre les pauvres qui travaillent dur. Et ce système de castes est encore plus présent chez Pierreverte ! Etoile désire modifier cette injustice mais les obstacles seront nombreux…

Autre fait mis en avant : tous les êtres humains sont issus du même homme et de la même femme. Par conséquent, la consanguinité a donné des descendants ayant des difformités et nommés Pied griffu ou Face de rat. D’ailleurs, j’ai trouvé que le développement de la population a été très rapide. Il y a, bien sûr, beaucoup d’autres créatures ayant la particularité de porter des noms venant de Terre : Rat, léopard, etc… mais qui, je pense, n’y ressemble pas autant.

Enfin, je mettrais en avant la particularité de la plume de l’auteur qui a mis en place une grammaire spécifique comme en doublant ou triplant certains mots. Comme si l’auteur usait des mots que pourraient employer ses personnages qui paraissent quelques fois limite enfantins ou à l’intelligence peu développée. Un peu comme à une certaine époque sur Terre quand l’Homme écoutait les légendes (textes parfois tirés du réel mais surdéveloppés) ou croyait en des divinités qui n’existent plus de nos jours. L’Homme sur Eden est reparti presque à zéro mais son chemin est comme tracé sur celui de ses aïeux. Il refait les mêmes erreurs !

Ce fut une lecture étrange et prenante à la fois, du moins à partir du milieu car il m’a fallu un temps d’adaptation. Je ne sais pas si l’auteur a écrit un autre tome mais je serais curieuse de savoir !

Extrait
Parp-parp ! Parp-parp ! Parp-parp !
Un drôle de cri dur est venu du grand mur de pierre de la Maison-du-Maître. Des hommes soufflaient dans des trompes en métal, aux feu-naîtres, et le son était rude et aigu, complètement différent du bourdonnement boisé des trompes qu’on utilise sur les Sols. J’ai levé les yeux vers cet énorme-énorme mur, couvert de peau rouge brillante, et j’ai eu peur. Chacune de ses feu-naîtres était plus grande que n’importe lequel de nos abris en écorce de Sols-Genoux. Dur de croire que les gens qui avaient construit ça étaient comme nous. Et pourtant, Pierreverte était avec moi et il était l’un d’eux.

les enfants d'Eden

Masse Critique Babelio

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