TITRE : Edwenn, le monde des Faës
AUTEUR : Charline ROSE
EDITIONS : Nouvelles Plumes / France Loisirs

Résumé

Depuis d’ancestrales querelles, les humains et les Faës vivent séparés par une frontière invisible, le Voile. Intrépide et courageuse, la jeune Edwenn ne supporte pas la vie à laquelle sa société condamne les femmes, et rêve dans sa quête d’aventures de pouvoir explorer cet autre monde mystérieux.
Mêlée à son insu au conflit qui oppose le prince faë Kadvael au Seigneur des Chimères, la voilà projetée sur les terres des Faës. Mais il ne fait pas bon être humaine dans cet univers peuplé d’êtres magiques. Menacée par les Chimères qui réclament justice, Edwenn doit lutter pour sa survie. Elle rencontre Jezekael, prince des Faës et frère de Kadvael, et tombe sous le charme de cet homme lumineux et bienveillant. Mais entre humains et Faës, l’amour est le plus grand des interdits…

Mon avis

Je remercie une nouvelle fois les éditions France Loisirs de me permettre de découvrir un de leur nouveau roman et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit du Prix de l’Imaginaire de 2016 dont la marraine était Cassandra O’Donnell.

J’ai découvert un univers basé sur le monde des Faës séparé de celui des humains par un Voile. Les Humains craignent les Faës et on s’aperçoit au fil du récit que c’est également le cas de l’inverse suite à un passé douloureux. Le lecteur suivra les aventures d’Edwenn, une jeune femme de 20 ans, au caractère bien trempée qui vit dans un village (ressemblant à ceux d’une époque moyenâgeuse) avec son frère et son épouse. Edwenn a repoussé plusieurs propositions de mariage, préférant la liberté et ayant en tête qu’on peut très bien avoir une vie sexuelle sans mariage. Lors d’une de ses balades en forêt, elle tombe sur un prince Faë, Kadvael, gravement blessé et orgueilleux au possible confirmant ainsi ce que les humains pensent de cette espèce. Les circonstances feront qu’Edwenn se retrouvera dans le monde des Faës et sa présence bouleversera la vie de beaucoup d’entre eux personnellement et de tous en règle générale.

J’avoue que lorsque je suis arrivée à 25% de ma lecture, j’ai espéré plus d’actions et de rebondissements, et j’ai été entendue ! Du coup, les ¾ restant se sont vus avalés en peu de temps ! La plume de l’auteur est très précise, elle nous permet de rentrer dans ce monde avec tous les détails qui vont avec. Elle ne lésine pas sur les descriptions des lieux et des capacités des Faës de sorte que le lecteur n’ait qu’à fermer les yeux pour s’y retrouver ! C’est un récit Fantasy, digne des plus grands, dans le sens où l’auteur ne prend pas de gants. Ses personnages subissent beaucoup d’épreuves, il y a des pertes terribles et l’avenir s’annonce sombre. Les principaux sont terriblement attachants : Edwenn et son tempérament fougueux ou encore Jezekael, le roi juste et frère de Kadvael. Les ennemis sont tout aussi intriguants et dangereux ! En employant une narration externe, l’auteur nous permet d’apprécier chaque personnage, de plonger dans leurs pensées, leurs doutes, leurs douleurs et leurs sentiments profonds.

J’ai apprécié cette lecture mais, à un moment donné, sur la fin, j’ai trouvé les scènes un peu rapides notamment les décisions subites des grands Sages. L’épilogue nous annonce une suite et je suis curieuse de savoir dans quelle période temporelle, elle aura lieu…

Bref, une nouvelle fois, Nouvelles Plumes a su mettre en avant un récit prenant et découvrir une plume de talent !

Extrait :
Des murmures se mêlèrent à toute cette ébullition. Le peuple de Vorgell était bien différent de celui des Dames de Pierre. Il était en grande partie composé de Faës, alors que celui du roi Jezekael comprenait toutes sortes de créatures. Cela avait valu beaucoup de critiques envers l’Humaine. Si les Faës avaient toujours une certaine contenance, les Nymphes, Dryades et autres Elfes laissaient souvent filer des mots désagréables.
À Vorgell, il n’y eut pas de mauvais racontars. Simplement des interrogations sur qui était cette Humaine, sur la raison de sa venue, quelques remarques sur la couleur de sa chevelure, très rare en ces contrées, qui lui donnait des airs de Faëry de l’ancien temps ou d’Elfe des forêts. Et puis il y eut un début d’admiration. Elle avait attiré les faveurs du seigneur de Nuit et aussi celles du roi d’Alwena. C’était une chose prodigieuse.
De sa beauté humaine alliée à la démarche lunaire que lui procuraient ses v^tements résultait une grâce assez remarquable. Elle se sentit accueillie par tous ces regards argentés. À leur passage, tout le monde les salua. Autant les soldats que Luner et les deux voyageuses. Une des Faërys offrit une étoffe de soie grise à Edwenn qui la remercia plus qu’il n’en fallait. Azenor reçut une fleur des plaines de Nuit.

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