TITRE : A la recherche de la bonté
AUTEUR : Lyly FORD
EDITIONS : Auto-édition

Résumé

Belle, une jeune auteure et blogueuse se retrouve obligée d'écrire une biographie sur le richissime Adam Traz, sous peine de voir son père envoyé en prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Mais Belle est bien décidée à ne pas céder si facilement au jeune héritier et ne souhaite surtout pas aller à l'encontre de ses valeurs. Un duel de titans va s'engager entre eux deux et aucun n'est prêt à céder...

Mon avis

Je remercie l’auteure, Lyly Ford, de m’avoir proposé son petit dernier à lire. Au titre, au résumé et à la couverture, je pense que vous avez compris qu’A la recherche de la bonté est une réécriture du mythique conte de La Belle et la Bête.

Belle est une jeune libraire, bloggeuse et amoureuse de la belle littérature même si elle doit présenter dans sa boutique des livres qui n’ont guère d’intérêts à ses yeux. Un jour, son père est accusé à tort de vol et en échange de sa liberté, Belle se verra dans l’obligation d’écrire la biographie d’Adam Traz, riche héritier, coureur de jupons et claquant son argent à tout va ! Entre la jeune femme qui n’est pas du genre à se laisser impressionner et le jeune homme hautain et imbu de lui-même, il y a de l’eau dans le gaz ! Pourtant, au fil du temps, tous deux vont commencer à apprendre à se connaître…

Même si je connais le conte de La Belle et la Bête, j’avoue avoir pris beaucoup de plaisir à lire ce texte. L’auteur a repris des axes synonymes de ce conte : la demande de Belle pour que son père ramène une rose, l’attaque que subit la jeune femme, ou encore le fameux : Me trouves-tu laid, Belle ? Pourtant, la Belle de ce texte a plus de caractère que celle du conte et un physique quelconque. Et la beauté extérieure de la Bête cache sa laideur intérieure. Lyly Ford a mis en avant l’intérieur de ses personnages et a un peu inversé cette notion de beauté par rapport au conte d’origine. Les deux personnages sont vraiment forts. Le tout se passe à notre époque ce qui donne une belle touche de modernité au texte notamment avec le blog de Belle. D’ailleurs, j’ai apprécié cette insertion même si j’ai rapidement compris l’identité d’un des lecteurs.

La plume de l’auteur est toujours aussi agréable. On sent qu’elle prend plaisir à écrire des textes de romance. Après Mélodie Eternelle, elle nous offre un autre genre de texte et j’ai beaucoup apprécié cette revisite. La fin m’a surprise mais j’ai beaucoup aimé la façon dont elle est tournée. Ce fut une jolie lecture que j’ai eu la chance de lire durant la période magique de Noël. Conte + Noël = magie assurée.

Extrait

Quelques jours s’étaient écoulés et Belle se trouvait dans le bureau d’Adam. Il l’avait convoquée pour parler de son livre, mais elle était plus fascinée par ce qu’elle voyait derrière l’héritier : sa bibliothèque. Il sembla remarquer sa rêverie et passa une main devant son visage, ce qui la fit cligner des yeux.
- Tu sais, tu peux parler de moi sur ton blog.
- Quoi ?
- Dire que je t’ai embauchée pour m’aider dans l’écriture de ma biographie. Après tout, on te verra bien avec moi dans les prochaines semaines, expliqua le jeune homme, en s’installant dans son fauteuil derrière le bureau.
- Comment ça ?
Il sourit, amusé, puis se redressa vers elle sans pour autant quitter son siège.
- J’ai réfléchi à ce que tu m’as dit. Tu avais raison, tu ne peux pas écrire des choses fausses me concernant. Je pense que le mieux serait donc que tu m’accompagnes durant mes déplacements.
Belle ouvrit de grands yeux et le jeune homme ricana.
- Oh ne t’inquiète pas, je ne te demanderai pas de te joindre à mes sexcapades !
La jeune femme serra les poings. Il lui adressa un clin d’œil puis se releva et s’avança vers une des carafes en cristal remplies de liquides ambrés qui trônaient dans un coin de la pièce. Il en déboucha une puis remplit un verre qu’il porta à ses lèvres. Il tourna ensuite la tête vers Belle.
- Un petit verre pour fêter la bonne nouvelle ?
Belle poussa un cri de rage en refermant la porte de sa chambre. Il avait bien réussi son coup et maintenant, elle allait devoir le supporter à longueur de journée. Pourquoi n’avait-elle pas simplement écrit son torchon quand il le lui avait demandé deux semaines plus tôt ?

A la recherche de la bonte