TITRE : Tu as oublié, Annabelle
AUTEUR : Christelle COLPAERT-SOUFFLET
EDITIONS : Livr’S

Résumé

Lille, 2014.
Des corps mutilés sont découverts, dans une mise en scène qui rappelle les techniques de tortures médiévales. Devant le sadisme et la complexité de l’affaire, le commissaire Briard décide d’associer deux de ses agents, Sam Starys, nouvellement muté dans son service, et Annabelle Briard, sa fille. La jeune femme, surnommée la femme-araignée par ses collègues, n’a pas un caractère facile et vit recluse, avec les arachnides les plus dangereuses, auxquelles elle voue une passion sans limite, négligeant les relations humaines. Dès les premiers échanges, Sam sait que leur collaboration ne sera pas simple. Entre horreurs et secrets, les deux capitaines vont devoir s’entendre pour comprendre et mettre un terme aux supplices qui semblent fasciner la jeune femme.
La victime avait encore la bouche et les yeux grands ouverts, comme pétrifiée devant la mort. Annabelle poussa sur le menton du mort, mais la rigidité cadavérique l’obligea à forcer la pression pour fermer l’orifice. Les os de la mâchoire craquèrent.
Tortures venues tout droit du Moyen-âge, dangereuses arachnides et enquête policière difficile, un cocktail explosif qui vous emportera dans une spirale infernale.

Mon avis

Je remercie les éditions Livr’S pour cette confiance qu’elles m’ont accordée en me faisant parvenir ce roman de Christelle COLPAERT-SOUFFLET. La couverture est très intrigante avec cette araignée passant de sa toile à une main féminine. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre…

Je me suis plongée dans ce roman avec curiosité et finalement j’ai été embarquée dans ce texte à suspense, style thriller et polar. Suite à plusieurs meurtres particulièrement atroces et copiés sur des méthodes de tortures médiévales, Sam Starys, capitaine de la criminelle, va devoir faire équipe avec Annabelle Briard, fille du commissaire, surnommée Pisaura. Annabelle est une jeune femme qui peut paraître étrange au premier abord avec son look un peu gothique et sa passion maladive pour les arachnides. Elle vit dans une ancienne usine dont elle a aménagé une partie pour ses araignées dont certains spécimens sont très dangereux. Sam sera intrigué par la jeune femme et tentera de la cerner.

En parallèle à l’enquête des meurtres, le lecteur suivra un mystère autour d’Annabelle qui reçoit d’étranges courriers et découvrira les blessures secrètes de la jeune femme, son passé et comment elle est devenue Pisaura. L’auteur a su manié avec habileté sa plume en installant plusieurs mystères et en mettant un soupçon de romance dans son récit. Tout est parfaitement dosé et en employant la 3ème personne, elle nous permet d’avoir un aperçu plus large des sensations des personnages même si elle garde le meilleur pour la fin. Fin qui d’ailleurs est palpitante et surprenante. Je ne m’attendais pas vraiment à ce dénouement !

Annabelle est un personnage attachant. On sent le mal-être derrière son attitude froide et son étrange attirance pour le morbide puisqu’elle parait de presque rien ressentir lorsqu’elle va sur des scènes de crime. Sam est un homme attirant qui ne se laisse pas berner par l’apparence d’Annabelle mais j’ai eu plus de mal à le discerner. Tous deux tournent autour d’autres personnages secondaires…

Moi qui ne suis guère attirée par le genre suspense, j’ai eu une très agréable surprise en lisant ce roman. Les scènes de meurtres sont décrites comme il faut tout en restant correct car ce ne doit pas être joli à voir. Les intrigues sont très bien ficelées. Je peux assurément conclure en affirmant qu’il s’agit d’un coup de cœur.

Extrait

- Ils sont plusieurs… marmonna-t-elle. Et leur fureur est insatiable…
Annabelle connaissait l’histoire du supplice de la roue de Saint-André. Il avait été une des techniques de torture les plus pratiquées du Moyen-Âge. Le supplicié était attaché sur une croix et lapidé par le bourreau, qui le frappait à l’aide d’une barre de fer. La carcasse brisée, sa cage thoracique était alors défoncée.
Annabelle frissonna. Les souffrances devaient être insoutenables.
- Je confirme l’hypothèse de Briard ! lâcha le légiste.
Annabelle était toujours aussi absorbée par les lésions profondes présentes sur toute la dépouille.
- Pour moi, et d’après le cadavre, je dirais qu’ils étaient au moins quatre, à chaque extrémité de la croix que formait le corps de cette femme.
Le corps de cette femme, qu’en restait-il ? pensa immédiatement Sam.
L’ensemble de sa peau avait été noirci par les coups portés, des plaies béantes, certains os de ses jambes en sortaient et le visage n’était plus qu’un lambeau de chair.
Annabelle se positionna près de la victime, leva les deux bras et mima de la frapper.

coup de coeur

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