TITRE : Chicago Requiem
AUTEUR : Carine FOULON
EDITIONS : Dreamcatcher

Résumé

À la fin de l’année 1923, un corps est repêché dans le fleuve Chicago.
Les années qui suivent, chaque mois, à la même date, un homme arpente les allées du cimetière.
Il vient fleurir la tombe de la victime.
Comment celle-ci a-t-elle filé sa corde ?
L’histoire commence deux ans plus tôt, en 1921.
Elle relate les événements qui ont conduit au drame

Mon avis

Je remercie les éditions Dreamcatcher de m’avoir permis de découvrir ce roman. J’avoue avoir été très surprise et je ne m’attendais pas du tout à ce genre de récit.

Tout d’abord, il faut dire que j’ai été très attirée par la couverture. J’aime beaucoup le style, les lignes et la finesse des personnages. Le résumé sur le quatrième de couverture ajouté à cela m’a fait penser à une sorte de polar durant les années 20. Je ne me suis pas trompée à ce sujet. Cependant, allez savoir pourquoi, je me suis imaginée lire un récit d’enquête avec pour protagonistes principaux deux détectives ou inspecteurs (un homme et une femme comme sur la couverture). Ce n’est pas le cas… L’auteur nous présente une famille riche et connue de Chicago dont les actes vont plonger certains membres dans un avenir sombre…

Le lecteur suivra principalement William Henderson marié à une actrice, Suzan, avec laquelle il aura deux petits garçons. Suzan est d’une pâleur maladive, constamment souffrante et peu avenante tant avec autrui que sa famille et ses enfants. La sœur de William, Meredith, après avoir passé cinq ans en prison, a épousé un mafieux. Elle n’aspire qu’à la vengeance… Evidemment, d’autres personnages sont présents et ont une importance. Des secrets de famille sont dévoilés au fur et à mesure. Néanmoins, en lisant le quatrième de couverture, je me suis sentie un peu perdue au début et j’ai vraiment adhéré au récit que vers la moitié de ma lecture, lorsque j’ai pu occulter ce à quoi je m’attendais…

La plume de l’auteur est pointilleuse, parfois trop car certains passages trainent en longueur et d’autres sont quelques peu répétitifs. Pourtant, l’auteure a su imaginer une histoire en reprenant le contexte du Chicago des années 20 et certains noms, par exemple, donnent de la cohérence au tout. On s’y croirait presque ! Enfin, j’ai malheureusement repéré quelques répétitions et erreurs grammaticales qui auraient pu être évitées, je pense avec une autre relecture ou correction. Ces fautes (tout le monde en fait) ne m’ont pas empêché d’apprécier l’histoire et de m’y plonger dès la moitié du roman…

Pour conclure, ce fut un roman noir intéressant mais je pense que le quatrième de couverture ne le met pas vraiment en valeur car on ne comprend que bien plus tard ce qu’il signifie même si l'ultime phrase nous met sur la voie. Pour les amateurs de ce genre littéraire ou pour ceux qui désirent le découvrir, je ne peux que le conseiller. L’action, les sentiments divers et les retournements de situations sont nombreux et surprenants. Encore une plume prometteuse chez Dreamcatcher !

Extrait
William entendit enfin « Vous pouvez disposer ! », mais ne se sentit pas libéré pour autant. Il venait d’établir clairement la responsabilité de sa sœur et de relancer le procès. Bien sûr, la culpabilité de James fut établie, mais il s’avérait que hormis pour la tentative de viol, James était depuis plusieurs mois l’homme de main de la jeune Meredith Henderson, qui aurait été placée le soir même sous les verrous si son père n’avait pas payé sa libération sous caution en attendant qu’elle fût jugée. Le séjour de William et de Susan à Sarasota dura donc plus longtemps que prévu. William dut à nouveau témoigner contre sa sœur, ce qui lui fut tout aussi désagréable que la première fois. Rose et Edward firent spécialement le déplacement pour l’occasion : Meredith devait payer pour ses crimes. Ils avaient tu la tentative d’enlèvement pour ne pas nuire à l’ensemble de leur famille, mais maintenant que la vérité avait éclaté au grand jour, plus rien ne les empêchait de témoigner. Quand elle fut condamnée à cinq ans de prison pour avoir commandité deux enlèvements, William sut qu’il avait coupé les ponts avec sa sœur, son père et sa grand-tante, et qu’il venait de faire quelque chose qu’ils ne lui pardonneraient jamais.

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