TITRE : Le masque du Silence – Livre 1
AUTEUR : Charlène GROS-PIRRON
EDITIONS : Anyway Editions

Résumé

La famille Esperanza est une famille particulière, elle est issue d’une lignée maudite depuis 200 ans par Napoléon. Une génération sur deux est choisie pour recevoir le pouvoir.
C'est ainsi qu'Hélène, suite au décès de sa grand-mère, devient la détentrice du pouvoir. Elle qui n'a jamais désiré l'être, elle fera tout pour cacher ses dons à sa famille, grâce à l’aide de Fa, son chat garde-du-corps doté de parole qui est aussi son meilleur ami.
Mais lorsque des mèches blanches, signe qu'elle possède la magie, apparaissent dans ses cheveux, la colère éclate et Cybèle, la cousine d'Hélène devient sa pire ennemie.
Prisonnière d’un masque blanc la rendant totalement muette, Hélène découvre qu’elle est l’héritière du trône de la reine, à la tête de la société des enchanteurs. Seul le Prince Charmant pourra la libérer de ce masque… autant dire qu’Hélène n’est pas particulièrement ravie à cette idée.

Mon avis

Je remercie les éditions Anyway de ce service presse et de m’avoir ainsi permis de découvrir un autre récit de l’auteur Charlène GROS-PIRRON après sa série Les Originels.

J’ai ainsi fait connaissance d’Hélène, une jeune femme de presque 18 ans, qui vit dans une famille quelque peu particulière puisqu’il s’agit d’enchanteurs qui ont été frappés d’une malédiction, deux cents ans plus tôt, par un certain Napoléon (qui n’a rien à voir avec l’empereur). Dorénavant, les femmes de la famille possédant la magie devait la transmettre manuellement. Elles ne naissaient pas avec. Hélène est l’une des deux descendantes aptes à recevoir la magie avec sa cousine Cybèle. Sa grand-mère la choisira pour héritière et lui donnera la magie avant de s’éteindre. Prenant ce don pour une malédiction, Hélène cachera aux siens ce lourd fardeau, d’autant plus qu’elle ne désire pas partir au sein de l’école de la SE et ainsi s’éloigner de Tino dont elle est amoureuse, ni porter ce masque horrible qui lui couvrira le visage et l’empêchera de parler le temps que celui qui sera son élu lui retire. Accompagnée de son chat garde du corps, Fasolasi, elle devra surmonter les épreuves…

J’ai retrouvé la plume de Charlène Gros-Pirron toujours aussi familière, légère et parfois ironique. Elle prend toujours un peu le lecteur à témoin, l’interpelle. Cependant, j’ai trouvé Le Masque du Silence plus mature que les Originels et ce dès le premier tome. J’ai apprécié que les personnages soient majeurs ou presque. Le fait que deux clans s’affrontent est assez classique mais en général c’est ce qui donne l’action. D’ailleurs, j’ai réellement commencé à accrocher lorsque celle-ci démarre un peu avant la moitié du roman. La première partie met en avant la présentation de l’univers, de la famille d’Hélène, cet univers d’enchanteur afin que le lecteur s’y sente à l’aise. La seconde partie est plus attrayante car ça bouge pas mal et on s’aperçoit que ce n’est que le début ! J’avoue en attendre beaucoup sur le second tome car la fin ne nous laisse aucun répit, peut-être aurons-nous droit à une part sombre dans le récit ?

Pour conclure, Charlène Gros-Pirron a repris le thème de la magie mais a sorti un texte à sa sauce avec un univers d’enchanteurs, une héroïne attachante et piquante et une intrigue bien ficelée. Les personnages secondaires ont tous un petit trait de caractère distinctif qui est amusant. J'aime beaucoup Jojo même si on le voit peu... Beaucoup de questions surgissent et j’ai hâte d’en avoir les réponses. Bref, le Masque du Silence fut une jolie découverte.

Extrait
Les mèches blanches foisonnèrent, si bien qu’un dimanche matin, en faisant toute seule le marché avec Fa, j’achetai une perruque, qui, une fois à la maison, se colora sans mon avis de la teinte exacte de mes cheveux sans mèches. Ah, pour une fois la magie me soutenait. Allez savoir pourquoi. Mais Fa et moi nous sentions un tantinet soulagé.
Cette couverture ne m’était nécessaire que lorsque nous avions des réunions familiales, ou simplement lorsque je me trouvais dans le contexte familial. Je pouvais aller tête nue au lycée, dans la rue et avec Celestino. Et puis, je ne me situais pas dans le même établissement que Cybèle, ce qui me garantissait un soupçon de paix. Je dis bien un soupçon. Comme un soupçon de muscade dans un plat. Et je ne sais même pas pourquoi je prends cette comparaison stupide.
Bon.
Je pouvais me permettre le luxe de sortir en exposant mes mèches, pour la bonne et simple raison que si je croisais des enchanteurs, aucun d’eux ne pourrait décemment croire que je possédais la magie. Bah, oui ! J’étais une Esperanza, une Maudite, donc puisque je ne portais pas de masque et que je n’allais pas à l’école de la SE, je n’étais pas une enchanteresse.
Magique, non ?
Pour une fois que ma malchance pouvait me servie à quelque chose.

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