TITRE : La Course
AUTEUR : Hina COREL
EDITIONS : Nats Editions

Résumé

Vous avez un rêve ? La Fédération peut vous l’offrir.
Participez à la plus spectaculaire Course de tous les temps ! 80 participants prêts à tout pour remporter la victoire. Et une seule récompense suprême offerte par la Fédération.
Mais n’oubliez jamais : Méfiez-vous de vos adversaires et encore plus de vos alliés.

Mon avis

Voici le second roman d’Hina Corel que je lis. La Course m’a fait de l’œil aux Imaginales d’Epinal où j’ai d’ailleurs rencontré cette auteur très sympathique. Et le mois dernier, j’ai craqué, il me le fallait, je l’ai acheté… et rapidement lu.

J’ai retrouvé avec plaisir cette plume qui m’a séduite avec Hélia Meldyn. La Course est une œuvre que je qualifierais de Dystopique à la façon Hunger Games ou Divergente mais sans tout le tsouin tsouin de catégories où ranger les personnages. Dans le monde de La Course, on traverse plusieurs contrées totalement sorties de l’imagination de l’auteur (nous avons d’ailleurs une carte au début du roman) et un objectif : gagner La Course. Le chemin est long, laborieux, dangereux mais le gagnant peut réclamer n’importe quoi, il l’aura : richesse, mort d’une personne, liberté, etc… Et ils sont quatre-vingt à vouloir remporter la première place ! Tous ont une raison de faire cette course, et parfois surprenante…

On fait connaissance avec Kimlay, une jeune femme qui rêve de pouvoir se venger. Cette dernière vit avec sa sœur jumelle Sidnay et un ami de leurs parents Ossian. Ils sont originaires d’une contrée ayant vécu un coup d’état. Beaucoup de personnes sont mortes. Les parents des jumelles ont disparu et les filles ont réussi à s’enfuir avec Ossian qui, depuis, veille sur elles. Kimlay doit avoir dans les 18 ans puisque ça fait 4 ans qu’elle s’inscrit à La Course et on ne peut y participer qu’à partir de 15 ans. Le passé de cette jeune femme la rend plus mature. Et ça donne au récit une tournure plus adulte…

Revenons au récit… Sidnay est tiré au sort mais ce sera Kimlay qui prendra sa place. Dès lors pour la jeune femme, débute une Course pleine de surprises. Méfiez-vous de vos adversaires et encore plus de vos alliés. L’adage de La Course ne cessera de revenir et surprendra le lecteur à plus d’une reprise !

J’ai aimé cet univers original. L’auteur a mis en place des règles très précises et un plan concis sur la Course et son univers (la création des équipes, la façon de séduire une écurie, les règles de chaque étape). J’ai aimé le rythme du roman et l’intrigue. J’ai également beaucoup apprécié les personnages surtout Zath. Sur certains il plane toujours un mystère à la fin mais c’est bien conçu. On voit l’évolution de Kimlay au fur et à mesure que les jours passent et j’ai apprécié sa personnalité et son ouverture face aux autres. J’ai trouvé formidable la façon dont l’auteur présente la Fédération et ce système de téléréalité. Car c’est bien de la téléréalité avec juste des coupages de scènes pouvant faire dire tout et n’importe quoi ! On est de cesse surpris et du coup, vers la fin on se demande ce que nous réserve encore l’auteur ! C’est un livre que j’ai dévoré en une journée (il fait pourtant 277 pages), c’est un pur régal ! Le fait que ce soit un one-shot est un pur délice car justement j’ai eu du mal à me détacher des personnages et de l’histoire (au point d’en imaginer une suite).

Bref, Hina Corel a signé une nouvelle fois un superbe récit qui plaira aux jeunes et aux moins jeunes… Les détails, l’intrigue, les personnages, l’univers et la plume : rien n’est à redire ! C’est un coup de cœur !

Extrait :
« Dix minutes plus tard, nous franchissons la Porte. Je reste 1èe. C’est plutôt bien. D’autant que les premiers demeurent dans mon champ de vision. Tant que leurs silhouettes ne diminuent pas, c’est bon signe. Nous filons ainsi pendant deux longues heures, traversant des prairies ou frôlant les lisières des forêts.
Jusqu’à ce qu’un incident arrive.
Devant moi, un réacteur explose soudain et me plonge dans un brouillard noir opaque. D’un geste brusque, je me déporte alors sur ma droite et esquive de justesse un adversaire tout aussi aveuglé que moi par l’épaisse fumée. Nos deux bolides s’éraflent légèrement avant de reprendre une distance respectable. J’ignore celui qui rencontre des difficultés et double son aldaplane vert à tout allure. Ce n’est pas Zath en tout cas. Et j’en suis un peu soulagée. Ce problème technique me permet de remonter de quatre places. Quand je traverse une nouvelle Porte dix minutes plus tard, je suis à la neuvième position.
Il est midi bien passé quand la voix de Zath se fait entendre.
- Vous vous arrêtez pour manger ?
Mercury entre aussitôt dans la conversation.
- Ne vous arrêtez pas ! C’est l’étape la plus courte, vous pouvez bien attendre ce soir. Vous avez quelques provisions dans vos aldaplanes si vraiment vous ne pouvez pas tenir.
De toute façon, je n’avais pas l’intention de faire une halte dans un restaurant de la région pour goûter leurs spécialités. Cette première épreuve ne dure que dix heures et personne ne s’arrêtera à moins d’un problème urgent. Comme l’explosion d’un réacteur par exemple. »

 

coup de coeur

 

la course

 

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