TITRE : Nous, les enfants sauvages
AUTEUR : Alice de Poncheville
EDITIONS : L’école des Loisirs

Résumé

Dès qu'elle avait attrapé la drôle de bête pour la glisser dans son sac, Linka avait su qu'elle allait s'attirer de gros ennuis. Depuis que l'on avait abattu tous les animaux du pays suite à l'épidémie de PIK3, toute personne en contact avec une vie non humaine devait l'éliminer ou la signaler à l'Agence Sanitaire. Non humaine, la bête l'était assurément, mais de quel animal s'agissait-il ? Même dans le vieux documentaires animaliers qu'on leur montrait à l'orphelinat, Linka n'avait jamais croisé ce drôle de poisson aérien qui changeait de forme à volonté. Elle l'avait appelée Vive et malgré la surveillance constante dont elle faisait l'objet, la jeune fille était parvenue à l'emmener à l'orphelinat et à la cacher. Avec Vive à ses côtés, Linka se sentait étrangement plus forte et capable d'affronter les menaces qui l'entouraient. Madame Loubia et le professeur Singre prêts à « reconditionnier » Linka au moindre faux pas ; les Brigades vertes et les Fantassins, toujours à l'affût des déserteurs et des rebelles potentiels ; et ce mystérieux Docteur Fury, un vagabond qui cherchait à récupérer Vive...

Mon avis

Après avoir lu le résumé sur Babelio, Nous, les enfants sauvages, faisait parti de mes choix avec un léger coup de cœur pour la photographie de couverture. Après avoir lu le roman, j’ai trouvé cette couverture parfaite et donneuse d’espoir avec ce ciel au teint rosé.

Nous sommes dans une dystopie. Dans un futur proche, les animaux ont été tués car porteur d’une maladie pouvant se transmettre à l’homme et mortelle. L’auteur ne nous indique pas dans quel pays nous sommes. Nous savons seulement qu’ici, les frontières sont très contrôlées et les étrangers souhaitant entrer sur le territoire doivent, auparavant, se soumettre à une quarantaine obligatoire. Les animaux, quel qu’ils soient, sont exterminés. Il ne reste quasiment que des rats et des oiseaux (le ciel ne possède pas de frontière). Ces derniers sont soigneusement tués par des Chasseurs d’oiseaux entrainés à exercer ce métier.

On suivra le récit de trois orphelins habitant à la 16ème Maison des enfants. Avec l’épidémie, beaucoup de jeunes ce sont retrouvés sans parents ni famille proche pour les élever. Oska et Linka, deux sœurs, et Milo, le meilleur ami de Linka, auront en commun un secret : Vive, une créature trouvée par Linka dans l’ancien zoo. Elle sait se rendre invisible en prenant diverses formes et parait liée psychologiquement à Linka. On ne sait pas réellement ce qu’est Vive ! Mais à la fin de la lecture, j’ai eu l’impression que Vive était synonyme de renouveau et d’espoir. C’est un symbole ! Lors de la fête des échanges, les orphelins sont accueillis dans des familles pour passer les fêtes de fin d’année. Dès lors, le lecteur suivra les trois enfants individuellement, pour mieux les retrouver ensuite…

La plume de l’auteur est fine, délicate et on peut y retrouver de la poésie quelquefois. Ce livre est une belle leçon d’humilité et d’humanité. Les enfants sont l’avenir. Leur innocence est une des clés pour une nouvelle conception du monde. Ils seront les outils qui feront s’éveiller les adultes et qui les aideront à refouler leurs peurs profondes.

Ce roman parle d’un avenir sombre mais avec une très belle éclaircie à l’horizon. C’est une leçon pour le futur. L’Homme a tendance à tout détruire, surtout lorsqu’il a peur, alors que ce genre de décision peut être plus catastrophique que le danger en lui-même.

Ce livre est une belle histoire d’amour entre deux êtres très différents et d’amitié, avec un désir de changer les mentalités…

Extrait :
Linka se retrouvait dans cette position bizarre où aucun choix n’est satisfaisant. Rester là, c’était impossible ; emporter la chose, c’était prendre un gros risque ; la laisser ? Qui donc pouvait abandonner une telle découverte ? Sûrement pas Linka. Elle se redressa, fit quelques pas tout en suivant la chose du regard. Celle-ci aussi la regardait, d’ailleurs Linka pouvait de moins en moins dire que c’était une chose. Une chose n’est pas animée. Ce n’était pas non plus une plante. Les plantes sont vivantes, bien sûr, mais elles ne sourient pas. Quoique… Disons que ça devait être… un animal. Après tous, on était dans un ancien zoo.
Un animal ? Mais c’est complètement interdit, pensa Linka. Si c’était un animal, alors elle ouvrait grand la porte aux problèmes.

Nous les enfants sauvages

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